Le contexte localUn plateau exposé, trois générations de bâti
Mont-Saint-Aignan domine la vallée de la Seine depuis le plateau nord, et cette altitude se paie en toiture. Le vent y circule sans obstacle, là où les rues encaissées de la vallée restent abritées : ce sont les rives, les faîtages et les premiers rangs d'ardoises qui encaissent, souvent bien avant le reste de la couverture. Sur la commune, un diagnostic commence donc par ces points d'accroche plutôt que par le centre des versants.
Le bâti, lui, se lit en trois couches. Le Village a conservé ses maisons anciennes et ses demeures bourgeoises, couvertes en ardoise, avec des lucarnes et une zinguerie travaillée qui se reprennent pièce par pièce. Autour se sont étendus les lotissements des années 1950-1970, en tuile mécanique, dont les combles sont souvent restés bruts et l'isolation d'origine largement dépassée. Enfin, le campus universitaire et les résidences qui l'entourent ont apporté des volumes plus larges, à faible pente ou en toit-terrasse, qui relèvent autant de l'étanchéité que de la couverture traditionnelle.